L’Ingénierie Politique Contre L'Endoctrinement : Pourquoi La République Doit Utiliser Les Plus Hautes Autorités Religieuses Et Les Mosquées Pour Sauver Des Vies
Par Amzoun
Agronome, Sociologue, Nutritionniste et Activiste (Diaspora, États-Unis)
En tant que sociologue, mon rôle est de regarder la réalité du terrain en face, sans illusion. Quand on étudie la société algérienne actuelle, on touche exactement au cœur du mécanisme de contrôle social : le pouvoir de la répétition quotidienne. Il faut comprendre qu'absolument personne d'autre dans l'appareil d'État n'a l'opportunité de s'adresser à la population temps de fois par jour, chaque jour de la semaine. Ni le Président de la République, ni les ministres, ni les walis (gouverneurs) n'ont cette tribune permanente. Seuls les imams et les prêcheurs dans les mosquées disposent de cette influence de masse.
C'est une évidence flagrante : pour la majorité des gens dans la rue, la boussole morale n'est pas le Code pénal ou la Constitution. Les citoyens ne raisonnent plus en fonction de ce qui est juridiquement « légal ou illégal », mais en fonction de ce qui est doctrinalement « Halal ou Haram ». L'endoctrinement est devenu une réalité de chaque instant qui dicte les comportements dans l'espace public et privé. [1]
Pourtant, si l'on regarde nos textes fondamentaux, la Constitution algérienne n'interdit pas la vente d'alcool, pas plus qu'elle n'interdit à un homme et une femme célibataires de marcher ensemble dans la rue ou d'aller à la plage. Mais le discours religieux de la rue, lui, l'interdit et l'impose par la pression sociale.
Face à ce constat sociologique, exiger un décret religieux officiel ou une fatwa pour condamner la violence domestique et les féminicides n'est pas une capitulation de l'État devant la religion. Bien au contraire, c'est de l'ingénierie politique pure. Il ne s'agit pas de se soumettre aux religieux, mais de mettre en place l'instrumentalisation des leaders religieux par l'État et par le gouvernement. [1, 2]
Puisque ces fonctionnaires du culte sont entièrement payés et entretenus par l'argent du contribuable algérien, la République doit les utiliser comme un outil de communication de masse. Le gouvernement républicain doit forcer l'appareil clérical à servir de courroie de transmission pour diffuser des décrets qui protègent la sécurité nationale, la vie des citoyens( en particulier femmes et les enfants ) et la paix sociale. Face à une population profondément endoctrinée par des siècles de traditions patriarcales, cette stratégie de contre-endoctrinement par la mosquée est devenue obligatoire. C'est le seul moyen pragmatique de toucher les esprits et de sauver la prochaine génération, là où les lois de la République ne sont malheureusement plus écoutées.
Amzoun, 15 juillet 2026
Agronome, Sociologue et Nutritionniste


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