Le Procès de l'Hypocrisie : Amzoun face au Miroir Brisé, un dialogue entre Amzoun et Boulahiya


Le Procès de l'Hypocrisie : Amzoun face au Miroir Brisé, un dialogue entre Amzoun et Boulahiya.

Amzoun : « Regarde-toi, Boulahiya. Regarde ce mur que tu as construit entre l’homme et la femme depuis la naissance. Dès la Akika, vous égorgez des moutons pour le garçon, mais pour la fille, le silence suffit. À l’école, au lycée, vous séparez les corps, vous tuez le dialogue, vous effacez le mot "Amour" de notre dictionnaire pour le remplacer par le "Haram". Tu as créé une nation d’hommes qui ne connaissent des femmes que leur mère et leurs sœurs. »

Le Boulahiya : « C’est la préservation de la vertu, Amzoun ! La séparation évite la tentation. Un homme et une femme seuls sont accompagnés du Diable. Nous protégeons la Bent Familia, celle qui reste discrète, celle qui est Khachi3a (dévouée). »

Amzoun : « Ta vertu est une façade, une mise en scène grotesque ! Ton système a produit une misère sexuelle et affective sans nom. Tes jeunes hommes grandissent entre eux, mangent entre eux, dorment sur la même serviette à la plage... Personne ne trouve rien à dire. Mais qu'un homme s'assoie avec une femme pour un café, et vous devenez des enragés ! Vous traquez les adultes consentants, mais vous fermez les yeux sur le prédateur de 30 ans qui rôde devant les lycées pour harceler des gamines de 15 ans. »

Le Boulahiya (baissant la voix) : « La pudeur est notre socle. Si une femme sort parfumée ou sans voile, elle provoque la colère d'Allah. »

Amzoun : « Parlons-en, de votre pudeur ! On vous connaît, vous et vos "Bent Familia" de façade. J'en ai vu des dizaines comme toi, avec ta barbe et ton qamis, emmener ta petite amie voilée dans les recoins cachés du parc d'attraction de Ben-Aknoun ou dans les fourrés de Bouchaoui. À l'abri des regards, la "pieuse" retire son voile pour s'en servir comme nappe de pique-nique sur l'herbe, et toi, tu accroches ton qamis à une branche d'arbre pour ne pas le salir pendant que vous vivez votre bestialité dans l'ombre.

Et le soir, quelle comédie ! Elle rentre au quartier, la tête baissée par "crainte d'Allah", redevenant la sainte aux yeux du voisinage. Toi, tu reprends ton air de dévot au premier rang de la mosquée, alors que tu viens de passer la journée à faire ce que tu interdis aux autres. Tu t'autorises toutes les libertés dans l'ombre, mais à la maison, tu es un tyran : tu bloques ta propre sœur entre quatre murs, tu lui interdis de respirer, de sortir, d'exister, sous prétexte de protéger l'honneur de la famille. »

Le Boulahiya (scandalisé) : « Ce sont des erreurs humaines ! Allah est Pardonneur. »

Amzoun : « Non, c’est votre double langage ! Et si par malheur on vous attrape, vous sortez vos citations pour étouffer le scandale : "Ida ibtouliytoum fastatirou" (Si vous êtes éprouvés par le péché, cachez-le). Vous utilisez la religion comme une cape pour couvrir vos perversités. Vous dites : "Celui qui cache le péché de son frère, Allah cachera le sien le jour du Jugement". Pour vous, le péché est comme une tache d'huile : plus on en parle, plus elle s'étale. Alors vous vous taisez, vous mentez, vous vivez dans la simulation. »

Le Boulahiya : « Nous préservons la Soutra (la discrétion), c'est un ordre prophétique pour ne pas propager le vice. »

Amzoun : « La Soutra, c'est votre permis de tricher ! Vous créez des monstres de frustration. Un homme de 30 ans qui n'a jamais tenu la main d'une femme, à qui on ramène une inconnue le soir du mariage... comment veux-tu qu'il sache l'aimer, la respecter, lui parler ? Ton idéologie a transformé la relation homme-femme en un rapport de force ou en une rencontre clandestine dans la boue des forêts. Vous rejetez la médecine, vous rejetez l'art, et à la fin, il ne vous reste que cette perversité refoulée qui explose en violence ou en hypocrisie. »

Le Boulahiya : « Tu veux que l'Algérie devienne comme l'Occident, sans aucune limite ! »

Amzoun : « Je veux que l'Algérie devienne une terre de vérité. Je préfère un couple qui marche main dans la main au soleil, avec honnêteé, à ton armée de simulateurs qui prient le jour et se cachent dans les buissons la nuit. Ton "Islam" de quartier est un théâtre d'ombres. Vous avez peur de la femme parce qu'elle est votre miroir, et ce que vous y voyez, c'est votre propre laideur.

Amzoun, fait le 3 Mars 2026
Agronome, Sociologue & Nutritionniste
Influenceur

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