ALGÉRIE : LE CRI DE L’INTELLIGENCE PERSÉCUTÉE
ALGÉRIE : LE CRI DE L’INTELLIGENCE PERSÉCUTÉE
« une société qui a peur de ses penseurs est une société qui stagne ; protéger nos savants n'est pas un luxe, c'est une nécessité pour ne pas rester enfermés dans une cage sans clé. »
Plaidoyer pour un Décret Présidentiel de Protection des Intellectuels face à l’Inquisition Radicale
L'Algérie forme des élites, mais elle laisse des lobbies radicaux les dévorer. Le cas de l'islamologue Saïd Djabelkhir est l'autopsie d'un système qui marche sur la tête. Ce chercheur, qui a passé sa vie à étudier les textes, a été traîné devant les tribunaux et condamné à la prison ferme en 2021. Pourquoi ? Parce qu’un groupe d’avocats et de zélateurs a décidé que sa réflexion académique était un crime. C’est le monde à l’envers. Pendant qu’un intellectuel risque la cellule pour une analyse historique, des charlatans autoproclamés "guérisseurs" infiltrent nos quartiers, nos réseaux sociaux et nos institutions en toute impunité.
Je crie. Je crie de toutes mes forces parce que mon pays, l’Algérie, est en train d’étouffer son propre cerveau. Nous dépensons des milliards pour éduquer nos enfants, pour forger des docteurs, des sociologues, des historiens et des scientifiques de haut niveau. Nous créons de l'intelligence pour ensuite la livrer en pâture à une meute de fanatiques. C’est un suicide intellectuel, une trahison nationale.
L'Exode des Cerveaux : La fuite devant l'intimidation
Le résultat de cette persécution est inévitable : nos élites fuient. Si nos penseurs, nos intellectuels et nos chercheurs sont attaqués, intimidés et traqués par des lobbies radicaux, ils finiront tous par quitter le pays pour rejoindre la Diaspora. L'Algérie se vide de sa substance grise au profit de nations qui respectent la science. Ceux qui restent sont condamnés à l'hibernation ou au silence. Nos sociologues et historiens ont peur d'écrire, peur de publier des livres, peur de s'exprimer car ils voient leurs collègues livrés à eux-mêmes sans aucune immunité.
L'Inquisition de l'ombre : Le système judiciaire instrumentalisé
Il faut nommer le mal : un lobby islamiste radical parasite nos institutions, infiltrant jusqu'aux rouages du ministère de la Justice. Ce lobby instrumentalise l’appareil judiciaire pour traquer l'intelligence et transformer la loi en arme de persécution. Ce sont les architectes des plaintes abusives qui forcent nos penseurs au silence. Qui sont ces visages de l'ombre ? Des radicaux aux barbes non taillées qui ont peur de ceux qui réfléchissent. Le Ministre de la Justice doit purger son administration de ces lobbies qui utilisent la justice comme une guillotine intellectuelle.
Nouria Benghabrit : La solitude d'une réformatrice sacrifiée
Le cas de l'ancienne ministre Nouria Benghabrit est la preuve flagrante de cette lâcheté. Nommée par le Président de la République pour moderniser l'école, elle a été abandonnée face à la meute. Pourquoi personne ne l'a protégée ? Pourquoi laisser la rue décider du sort d'une ministre nommée par la plus haute autorité de l'État ? On l'a traitée de "sioniste" simplement parce qu'elle voulait la lumière. Son abandon a envoyé un signal de terreur : en Algérie, réformer est un arrêt de mort sociale.
L’Inquisition contre le Savoir : Le Cas Saïd Djabelkhir et l'ombre d'Arkoun
L’Inquisition contre le Savoir : Le Cas Saïd Djabelkhir. Regardez ce que nous faisons à nos meilleurs esprits. Saïd Djabelkhir n’est pas un voyou. Ce n'est pas un membre d'un gang de rue, il ne fabrique pas d'explosifs, il n'est pas un terroriste menaçant la sécurité de l'État. C’est un chercheur, un érudit, un expert en islamologie qui a passé sa vie entière dans les livres pour comprendre, analyser et moderniser notre rapport au monde.
Pourtant, il est traqué, intimidé, et a été condamné par un tribunal. Pourquoi ? Parce qu’un lobby de radicaux a décidé que la réflexion académique était un crime. Ils ont instrumentalisé le système judiciaire pour transformer un débat d’idées en procès de foi. C’est une insulte à la raison : la valeur d'un seul de ses paragraphes pèse plus lourd que les prêches de dix mille imams radicaux réunis. Ces derniers ne lui arrivent pas à la cheville, mais c'est lui qu'on persécute. Saïd Djabelkhir est un chercheur érudit condamné à trois ans de prison ferme en 2021 pour ses écrits sur Facebook, avant d'être acquitté en appel en 2023 après une pression internationale. Ils ont même osé expulser Mohamed Arkoun, philosophe de carrure mondiale, d'une conférence à Alger au profit d'étrangers radicaux comme Al-Qaradawi. C'est une honte nationale. Pourquoi écouter des fanatiques importés alors que nous avons nos propres génies ? Laissez Djabelkhir tranquille !
Le chantage au blasphème : Une arme de destruction massive
Ces lobbies islamistes ne se contentent plus de prêcher ; ils instrumentalisent le système judiciaire pour persécuter la pensée critique. Ils ont instauré une "rigidité rituelle" qui interdit toute évolution. Un sociologue ne peut plus parler de la culture, un historien ne peut plus questionner le passé, et une femme juge ne peut plus exercer sans subir l'intimidation de ceux qui veulent nous maintenir dans un dogme vieux de quatorze siècles. Leur tactique est simple : l'accusation d'athéisme (takfir). Dès qu'un penseur propose une lumière, ils crient à l'obscurité.
La Perte d'Identité : Nos enfants sous uniforme étranger
Pendant que le monde entier se modernise et progresse, l'Algérie recule. Nous sommes en train de perdre notre culture sous nos propres yeux. Comment nos autorités peuvent-elles laisser faire ? Nos petites filles de 5 ou 6 ans sont couvertes de jilbabs et de niqabs importés d'Arabie Saoudite ou du Yémen. Pour l'Aïd, on déguise nos enfants avec des uniformes qui ne nous appartiennent pas. Si nous osons dire non, on nous accuse d'attaquer l'Islam. C'est ridicule ! Nous enterrons notre identité algérienne au profit de signes radicaux étrangers.
Le miroir du Yémen : Nos rues kidnappées
Nos rues ressemblent au Yémen ou à l'Afghanistan. On ne voit que des vêtements noirs et des barbes radicales. Un couple ne peut plus prendre un café sans être épié, et une femme sans hijab est stigmatisée. C'est le résultat des prêches de haine distillés 5 fois par jour par des imams radicaux. Ils ont créé une génération qui a zéro tolérance pour l'art, la science et la mixité.
Le Charlatanisme qui Tue
Pendant qu'on persécute les penseurs, on laisse des charlatans vendre du "gel douche coranisé" ou du miel miracle. Le médecin fait de la science, l'imam prie. Quand l'un prend la place de l'autre, des femmes meurent d'infections parce qu'un charlatan leur a interdit l'hôpital. C'est criminel. À l'inverse, nous laissons des "cliniques de Roqia" prospérer sur la détresse des malades. Des charlatans prétendent soigner le cancer avec de l'eau bénite ou des herbes, contredisant des décennies de science médicale. Quand un médecin dénonce ces pratiques, il est accusé d'être "l'ennemi de Dieu". Cette inversion des valeurs est un suicide collectif.
L'Algérie est une République, pas un Laboratoire de l'Obscurantisme
Le cas de Saïd Djabelkhir n'est pas celui d'un délinquant. C'est celui d'un érudit qui a consacré sa vie à l'étude. Pourquoi cette "rigidité rituelle" s'autorise-t-elle à bloquer l'évolution de tout un peuple ? L'Islam n'appartient pas à des lobbies radicaux autoproclamés "Gardiens de Dieu". Le Ministre de la Justice doit briser le silence. Nous refusons le modèle afghan ou iranien. Nous ne voulons pas d'une société où l'on insulte une femme sans voile ou où l'on traite de "fasiq" (pécheur) un homme parce qu'il ne porte pas la barbe.
L'appel au Décret : Sanctuariser l'intelligence
L'heure du choix a sonné. Le Président de la République doit signer un décret présidentiel d'urgence pour :
1- Protéger constitutionnellement les chercheurs, les intellectuels, les sociologues, Historiens , les écrivains, les docteurs, les magistrates, les avocats contre toute poursuite liée à leurs travaux.
2- Mettre fin à l'ingérence religieuse dans la science, la médecine, la culture , l'art, la poltiqie et l'économie.
3- Sanctionner l'intimidation radicale qui vise les élites , es artistes et les intellectuels
Conclusion :
Une société qui a peur de ses penseurs est une société qui stagne. L'Algérie ne peut pas prétendre à la modernité tout en laissant ses cerveaux en "hibernation" ou en exil. Protéger nos sociologues, nos médecins et nos artistes contre l'intimidation radicale n'est pas un luxe, c'est une nécessité absolue pour ne pas rester enfermés dans une cage sans clé, datant d'il y a 1400 ans. Rendons à l'Algérie sa liberté de penser. L'État doit choisir son camp : celui de la science qui sauve, ou celui du dogme qui tue.
Libérez la pensée pour libérer l'Algérie.
Amzoun 17 mars 2026
Agronome, Sociologue & Nutritionniste
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